6 janvier 2022

Lincé, le tour des hameaux


Bonjour amis randonneurs
Je vous présente mes meilleurs vœux pour l'année 2022.
J'espère que tout comme moi, vous pourrez encore effectuer de nombreuses randonnées dans notre province, notre belle région ou notre pays.
J'ai déjà commencé l'année par une rando de 16 km au départ de Mal (petit village aux abord de Tongres), une marche Adeps de 10 km à Solières et une marche de 12 km en compagnie d'une amie marcheuse des Gais Lurons de Melen au départ de Lincé (Sprimont).

C'est cette dernière rando qui sera le premier article de cette année 2022.

C'est de l'église de Lincé que Francine et moi démarrons notre randonnée. Le parcours que j'ai dessiné à une distance de +- 12 km.
J'ai remarqué lors de sa création qu'il sera vallonné.
 

Lincé est un village de la commune belge de Sprimont située en Région wallonne dans la province de Liège.
Le village se trouve sur une crête du Condroz oriental ainsi que sur le versant sur de cette crête. Il a été bâti en pierre jaune ocre appelée psammite et surnommée "pierre d'avoine" par les habitants. Cette pierre était jadis extraite dans les carrières avoisinantes autours de cours.

Lincé fut le village adoptif du grand écrivain wallon Henri Simon, qui y vécut de 1884 à 1939, année de sa mort. C’est dans les campagnes lincéennes, au contact des petites gens, qu’il trouva l’inspiration pour son œuvre poétique d’une exceptionnelle qualité appelée « Li Pan dè Bon Diu ». Il dépeint en 24 tableaux une image fidèle des travaux des champs, allant des labours à la dégustation du pain.

En août 1914, Lincé eut beaucoup à souffrir de la violence des troupes allemandes : 35 civils furent fusillés et 52 maisons incendiées. Une statue de Marceau Gillard en fixe le souvenir sur la place du village.  


 L'église fut construite en 1523, avec l'autorisation de l'évêque de Liège de l'époque Evrard de la Marck. Elle devient paroisse en 1801 et dédiée à Sainte-Anne. Elle fut détruite en 1850 et remplacée par l'église actuelle sur le même emplacement mais avec des dimensions plus importantes. Elle a été restaurée en 1938. Le vitrail représente une commémoration des 35 victimes des deux guerres.

De l'église , nous nous dirigeons vers la Rue du Fays en passant devant le monument édifié à la mémoire des victimes des atrocités d’août 1914.

Le premier monument de la Place a été inauguré le 21 novembre 1920. Il s'agissait de l'ancienne fontaine qui avait été coiffée d'une statue en bronze du sculpteur Georges PETIT. Cette statue fut descendue de son socle et emportée par les Allemands, le 6 décembre 1943, aux fins d'être fondue. Elle ne fut jamais retrouvée. En 1962, la vieille pompe fut démolie et remplacée par un monument de style plus moderne, surmonté d'une nouvelle statue due, cette fois, à l'artiste Marceau GILLARD, reprenant toutefois le thème de Georges PETIT. L'inauguration eut lieu le 12 août 1962.

Nous virons à droite sur la rue de l'Epargne et nous arrivons à une construction que m'intrigue.

J'apprendrai grâce à quelques recherches sur internet qu'il s'agit d'une balise radiogoniométrique au nom de code SPRIM qui en collaboration avec sa sœur jumelle établie à Olne sert de poteau indicateur céleste pour l'aviation.

Peu après, nous virons sur la gauche et allons traverser longuement la campagne pour nous diriger vers Le Fays.

 

Fays est  un hameau qui se trouve sur un site en promontoire  (altitude 230 m) surplombant la vallée de l'Ourthe (de plus de 130 m) ainsi que la vallée de la Haze et le vallon de Picopré.
Le noyau ancien du hameau -appelé Fays Village- se compose principalement de fermettes avec cours et de maisons construites en moellons et grès provenant des carrières avoisinantes. Les toits sont couverts de tuiles rouges ou grises.
A l'ombre d'un érable, une petite chapelle occupe le centre de la place de ce hameau condrusien.


 

Nous nous dirigeons ensuite vers le hameau de Chaply.

Ce hameau condrusien se trouve le long de la côte qui conduit de Montfort à Fays sur une crête dominant les vallées de la Haze  au nord et de l'Ourthe au sud. L'ancienne  carrière de la Gombe se trouve à proximité de Chaply. Les bas du hameau est administré par la commune d'Esneux tandis que le haut, lui, dépend de la commune de Sprimont.

Nous bifurquons sur la droite pour emprunter la rue de la soif.
 

Cette rue est plutôt un chemin qui se prolonge en sentier pour rejoindre l'ancien moulin de la Haze.




Cet ancien moulin, construit à partir du 18è, a fonctionné jusque dans les années 19
50.
Nous bifurquons ensuite vers le hameau de la Haze qui fait partie de la commune d'Esneux.



Nous quittons ce hameau pour rejoindre le suivant, celui de Betgné.
Nous entamons une partie du parcours un peu plus difficile au vu de certaines parties boueuses et gorgées d'eau avec un passage où nous jouons à l’équilibriste.
 


Nous arrivons au hameau de Betgné.
Betgné est un hameau sur les hauteurs de l'Ourthe (rive droite) de la commune de Sprimont. Il est traversé par la Haze, affluent de l'Ourthe.
Ce hameau condrusien est initialement et principalement composé de fermettes construites en moellons de grès. Il est composé d'une rue principale et de deux rues en cul de sac.
 
Nous continuons notre route, traversons la route d'Esneux et rejoignons le prochain hameau, celui de Hautgné.
 
Hautgné est un hameau à vocation agricole comprenant plusieurs maisons et fermettes en pierre calcaire, en grès ou en brique. Au centre du hameau, une suite de six maisons anciennes avec toitures en ardoises et lucarnes est interrompue en son centre par une chapelle en brique rouge dont la façade est composée d'une tour carrée et d'une façade avec pignon comprenant trois vitraux et un oeil de boeuf.
Notre parcours ne passe pas à hauteur de cette  chapelle.
Nous bifurquons sur la droite.
 
 Nous traversons des prairies pour rejoindre la route de Méry.
 

 
Nous quittons cette route et nous nous dirigeons vers le cimetière de Dolembreux. A sa hauteur, nous bifurquons sur la droite et passons devant l'école communale.
Nous traversons la route d'Esneux pour rejoindre la Haie des Pauvres.
Notre parcours nous emmène ensuite aux abords que ruisseau de la Haze que nous traversons.
 




La Haze prend sa source au nord du hameau de Hornay entre Sprimont et Dolembreux dans le Condroz liégeois à une altitude de 255 m. Le ruisseau passe successivement au sud de la Haie des Pauvres, de Betgné, de Flagothier - La Haze puis au nord de Chaply et de Monfort avant de terminer son cours en rive droite de  l'Ourthe à Souverain-Pré au sud d' Esneux à une altitude de 90 m. La vallée devient de plus en plus encaissée. Elle est souvent boisée. 

Nous entamons ensuite le retour vers Lincé, hélas, sous une pluie battante.

La rando n'a pas été de tout repos. En effet, l'effort du jour précédent à Solières a laissé quelques traces de fatigue aux jambes. Je suis content de l'avoir terminé. C'est un beau parcours, très varié. Je conseille de le faire par un beau soleil, du moins par temps sec.

Vous pouvez retrouver les photos de cette rando ici et pourquoi pas enregistrer le gpx du parcours .

A bientôt pour une prochaine rando.

Jean Claude

22 décembre 2021

Randonnée à Louveigné

Ce lundi, j'ai proposé à Francine, une amie de la marche et membre du club des Gais Lurons de Melen de nous rendre à Louveigné pour une marche de +- 12 km.

Louveigné est un village de la commune belge de Sprimont située en Région wallonne dans la province de Liège.
Louveigné est une localité d’anciennes fermes en moellons calcaires et d’autres maisons en grès ou briques pour les plus récentes, traversées par une grand’ route, la n° 62 Liège – Spa, datant de 1725.
Le village de Louveigné se situe à une altitude d’environ 260 mètre, sur la ligne de partage entre l'Amblève et la Vesdre, à la limite nord du vallon des chantoirs et de la région calcaire de la Calestienne ainsi qu'à la limite est du Condroz liégeois. Quand à l'Ardenne, elle occupe la partie orientale  de l'ancienne commune.
Le 7 août 1914, l'armée allemande  passe par les armes 28 civils et y détruisit 77 maisons lors des atrocités allemandes commises au débit de l'invasion.
 

 Notre point de départ se trouvait devant l'église  Saint-Remacle.

Cet édifice, qui remplace, un bâtiment plus ancien démoli en 1780, a été consacré le 10 septembre 1846. Construite en briques et moellons calcaire, l'église Saint-Remacle est composée d'une tour occidentale carrée datée 1780 et d'une nef de cinq travées terminées par un choeur à chevet plat, rebâtie en 1840. Chaînée aux angles, la puissante tour est flanquée de part et d'autre de deux tourelles de hauteur différente, rondes et partiellement encastrées.

Du côté météo, la température positive allait nous permettre de cheminer sur notre parcours agréablement. 

J'avais dessiné celui-ci quelques jours auparavant et  après avoir examiné son dénivelé, j'en ai déduit qu'il allait être assez physique.  Je le vérifierai sur le terrain. Le tracé emprunte une majorité de tronçons de balades balisées. Je m'en écarterai quelquefois mais jamais sans trop m'en éloigner.

Nous démarrons en nous dirigeant sur un petit chemin à droite de l'église qui est dans notre dos. Ce chemin deviendra sentier. Nous le suivons jusqu'à rejoindre la rue  China.

Nous bifurquons sur la gauche et à hauteur  d'une vierge mentionnant année mariale 1954, nous virons sur la gauche.

Nous arrivons à une chapelle. C'est la chapelle Notre-Dame du Bon Secours.  Elle date de 1708 et se situe dans un site classé en 1963. Elle est bordée de deux tilleuls vénérables.

 


A cet endroit, nous virons sur la droite. Après quelques minutes, la route deviendra sentier. Nous entamons la première longue et belle côte du jour.  Nous allons passé de 238 m à 313 mètres d'altitude.


A hauteur d'une croix, nous continuons tout droit et nous traversons la route nationale pour rejoindre le château d'eau que nous apercevons dans le lointain.


Nous sommes Sur Forêt et  à hauteur de ce château d'eau,

nous continuons tout droit pour ensuite prendre le chemin sur la droite pour rejoindre la rue de la Légende.
Nous arrivons de nouveau à la route nationale. Nous la suivons très peu sur la gauche avant de virer vers la droite pour emprunter un sentier qui nous amènera à Blindef.


Blindef est mentionné  dès 882 dans le recueil des chartes de la principauté de Stavelot-Malmédy. Il était situé sur l'ancienne voie de Liège qui reliait cette ville à Spa et à Stavelot. Son noyau originel se compose de constructions en moellons de calcaire et de grès.

Nous bifurquons sur le gauche sur la rue de Sendrogne à hauteur du château de Blindef.


Cette grande maison en briques et calcaire, a été construite dans la seconde moitié du 18è siècle et agrandie à la fin du 19è.

Accolé à cette maison, nous découvrons la chapelle Saint-Hubert et de la Sainte-Vierge. Construite en pierre calcaire, elle date de 1762.

Nous continuons notre route et nous arrivons à Sendrogne.
Sendrogne est un ancien village où l’on trouve plusieurs maisons, fermes et fermettes du  XVIIe siècle et du XVIIIe siècle construites en moellons de calcaire et de grès.  Le ri du Rouwâ disparaît au centre du village dans un chantoir.



Nous quittons le village par un chemin à droite qui nous amène sur la rue de Stinval. Le parcours est toujours vallonné mais difficulté moyenne en ce moment. Nous quittons après quelques centaines de mètres la rue de Stinval et nous bifurquons sur un chemin à gauche. Nous le continuons et nous traversons le ruisseau des Pierres.


Plus loin, nous virons sur le chemin à droite puis encore à droite sur la rue de Ferreuse.
A hauteur d'une croix, nous empruntons le chemin vers la droite.


Après avoir passé l'étang sur notre droite, nous bifurquons à gauche sur la rue de Stinval.


Nous apercevons ce que je définirai comme des moutons à cornes et à barbe. Je ne connais pas la race de cet animal.

Nous arrivons au hameau de Stinval en bordure de la route de Liège au pied de la côte des Forges.
Stinval se trouve au confluent du ruisseau de Mosbeux et en face de l'imposante Hé de Stinval, versant boisé, abrupt et schisteux. Le ruisseau de Stinval disparaît dans des chantoirs avant de refaire surface et de se jeter dans le ruisseau de Mosbeux. 


 


Nous virons à droite sur la Route de Liège. Nous l'empruntons  quelques centaines de mètres puis nous empruntons sur la droite le sentier qui nous emmène vers le Bois Brûlé.

Ce long tronçon montant sera le plus physique de notre randonnée. Il est très long. Nous allons passé d'une altitude de 211 m à une de 281 m. Nous prenons notre temps pour arriver à celle-ci.


Au sommet, à hauteur de bâtiments, nous virons sur la droite.
Nous amorçons le chemin du retour vers Louveigné. Nous avons affronté les côtes maintenant c'est au tour d'une longue et belle descente que nous descendrons avec précaution.

 


Nous passons le ruisseau de la Hé et nous rejoignons le rue du Doyard. Nous l'empruntons sur la droite.


Nous empruntons un chemin qui va nous permettre de rejoindre la rue du Perréon. Nous virons sur la droite et ensuite sur la gauche rue Voie de l'Eau. Nous passons devant la tour de la Dîme.

Cette tour  à base presque carrée haute d'une quinzaine de mètres, toiture comprise, est bâtie en pierres calcaires et en moellons de grès issus des carrières de la région. A l'origine, le bâtiment possède peu d'ouvertures.  Il comprenait jadis un pont-levis et était entouré de douves. Une pièce d'eau est d'ailleurs toujours présente au sud de la tour. La tour se situe à l'arrière d'une ancienne ferme.


Nous rejoignons la rue de la Gendarmerie . Nous la suivons sur sa gauche puis directement à droite la rue du gravier et nous rejoignons notre point de départ.

Nous avons sans doute perdu pas mal de calories sur ce parcours. Nous l'avons apprécié et nous n'avons aucun regret de l'avoir parcouru.
Si vous passez par Louveigné, n'hésitez pas à l'emprunter mais je vous recommande d'avoir une bonne forme physique.

Vous pouvez retrouver les photos de cette rando ici.

Et je vous propose ci-dessous son itinéraire gpx.

A bientôt pour une prochaine rando.


14 décembre 2021

Au départ de Wégimont

Ce lundi 13 décembre, c'est au départ des abords du Domaine Provincial de Wégimont (Soumagne) que notre groupe des 4 du lundi s'est retrouvé pour une rando de 9 km.

Notre guide allait nous emmener sur un tracé en boucle empruntant de la route, des sentiers, des prairies.

Nous n'avons pas malheureusement choisi la bonne journée pour cheminer sur ceux-ci.  La météo était bien douce en cette journée d'été mais la boue était au rendez-vous et les prairies dégorgeait d'eau.

Cela allait ralentir notre progression. Il fallait éviter les glissades, les chutes ..

Personnellement,  mes chaussures sont restées enfuies dans la boue et j'ai du me déchausser pour m'en sortir. J'ai donc terminer de traverser une prairie les chaussures en main. Et ensuite de terminer le parcours les pieds nus dans mes bottes de marche.. J'ai cheminé ainsi les 4 derniers kilomètres.

Cela n'a pas atteint mon moral  et nous en avons bien ri.

Le parcours lui était bien agréable.. Je vous le conseille donc de le faire par un temps bien sec... Je pense que vous l'apprécierez.

Voici quelques photos de celui-ci.

 







Vous pouvez retrouver toutes les photos de cette rando ici.

Et si cela vous dit de faire ce parcours, cliquez le gpx du plan..

A bientôt pour une prochaine rando.