Affichage des articles dont le libellé est Dinant. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Dinant. Afficher tous les articles

15 octobre 2018

Dinant, fille de Meuse


Dinant est une ville francophone de Belgique située en Région wallonne, chef-lieu d’arrondissement en province de Namur.
Dinant s’étend entre une falaise et une rivière, méritant à juste titre le surnom de « Fille de Meuse ».
Dinant c’est la ville natale d’Adolphe Sax, qui comme vous le savez, a inventé le saxophone. 
 Autrefois on accédait uniquement à Dinant par bateau étant donné que d’un côté de la ville le célèbre Rocher Bayard se jetait sur l’eau et bloquait complètement la berge.


Ce rocher porte une légende.

On raconte que les Quatre fils Aymon -Renaud, Richard, Guichart et Allard – arrivant par le chemin d’Herbechenne, furent cernés par les soldats de Charlemagne. Montés sur Bayard, ils s’avancèrent sur la pointe des rochers jusqu’à la roche dénommée depuis la « Roche-à-Bayard » et qui, à cette époque, adhérait encore à la montagne voisine. Au moment où l’empereur à la barbe fleurie croyait tenir pour tout de bon ses irréconciliables ennemis, Bayard frappant le roc de son sabot s’envola d’un bond prodigieux et alla retomber de l’autre côté du fleuve. Sur la roche désormais célèbre, on montre encore aujourd’hui l’empreinte du pas de Bayard.



 En réalité, la roche a été séparée par les soldats de Louis XIV, quand ils avaient envahis Dinant, afin de construire une route facile à côté de la Meuse. 

En décembre 1944, c’est près de cet endroit que viennent s’échouer les derniers éléments de l’armée de « l’offensive von Rundstedt ». Des soldats allemands habillés en soldats américains, à bord d’une jeep, sont repérés par des soldats US qui mettent fin à cette équipée…  

 Ainsi s’achève le rêve fou de Hitler.

Les vallées qui entourent la ville offrent de majestueux châteaux et abbaye comme l’Abbaye Notre-Dame de Leffe,

 des musées, des brasseries artisanales et plusieurs grottes au coeur d’une nature impressionnante, la plus connue est sans doute la grotte de Dinant la Merveilleuse


Depuis le téléphérique qui vous mènera à la citadelle de Dinant, suspendus à 100 mètres de hauteur, vous aurez une vue vertigineuse sur la Meuse.




Au pied de la citadelle, vous pourrez visiter la Collégiale Notre-Dame.


L’endroit ou se dresse actuellement le sanctuaire semble avoir toujours été destiné au culte. La légende voudrait que, vers l’an 320, Saint Materne soit venu bâtir un oratoire au pied de l’éperon rocheux surplombant la Meuse ; l’édifice fut considérablement agrandi au VIIé siècle, suivant le style roman disent certains erronément, alors que celui-ci vit seulement le jour chez nous au XI siècle. Cette même église fut, en 934, élevée au rang de collégiale par l’Évêque Richier. (Tiens tiens un de mes ancêtres peut-être)
Ensuite, elle fut aménagée au XIIé siècle, suivant, cette fois,l'architecture romane ; il ne nous reste aujourd'hui de cette construction qu'un portail à la façade nord, aux motifs rongés par les aléas des temps.

En plus des bières locales,

 vous devez goûter les célèbres couques de Dinant, véritable fierté des Dinantais.

Une légende fantaisiste rapporte que la couque de Dinant trouve ses origines au XVe siècle, lors du siège de la Ville par Charles le Téméraire (1466). Les dinantais, privés de victuailles et ne disposant que de miel et de farine, imaginèrent d’en faire une pâte et de la cuire. Cette pâte étant très ferme, ils l’imprimèrent dans le négatif des dinanderies et obtinrent ainsi les dessins les plus variés. Plus certainement, la couque semble apparaître au XVIIIe siècle sans que l’on sache avec exactitude les circonstances de sa création. Les moules à couques ont connu une grande variété de sujets témoignant des événements du moment dont souhaitait « fixer » le souvenir.

Bonne visite de cette petite ville en bord de Meuse

11 octobre 2018

La citadelle de Dinant


En 1818, le gouvernement des Pays-Bas fit construire les bâtiments de la citadelle qui existent encore de nos jours. Les travaux furent terminés en 1820 ainsi que l’atteste une inscription gravée au-dessus de la porte d’entrée.



En 1830, quelques patriotes réso1us s’emparèrent du fort et mirent la garnison hollandaise en déroute. En 1853, il fut déclassé et abrita, pendant quelques années, une compagnie disciplinaire.



Penchée sur le calme paysage de la Meuse dinantaise, la citadelle pouvait croire que sa carrière militaire avait pris fin ..





 Hélas ! Deux fois au cours de ce siècle, en 1914 puis en 1944, elle devint le centre de combats acharnés.  Le 8 août 1914, les Français occupèrent les bâtiments du fort ; le 15 août, une lutte terrible qui dura de cinq heures du matin à midi, se déroula entre deux compagnies du 33e régiment d’infanterie• française et les éléments d’une division de chasseurs saxons. Les Français, écrasés par le nombre, durent battre en retraite dans les galeries , où de sanglants corps à• corps à la baïonnette se poursuivirent pendant plusieurs heures. Un épisode de ce fait d’armes a été reconstitué au moyen de mannequins à l’endroit même où une poignée de soldats français résistèrent jusqu’à la mort.



 Les corps des victimes furent brûlés à l’entrée de la citadelle et les cendres déposées dans une urne. Celle-ci fut enfermée, par la suite, dans un petit monument que l’on aperçoit, enfoui sous les jeunes frondaisons, dès que l’on a franchi la barbacane.

De 1940 à 1944, la citadelle servit aux Allemands de dépôt de munitions. Au moment du passage d’importants convois militaires sur le pont de la Meuse, la « Flak » s’y installait. Lors de la libération de la Belgique, la citadelle était occupée par une compagnie d’infanterie de marine et par des S.S

 Le lundi 4 septembre, les Américains, arrivant par la route de Philippeville, installèrent quelques chars sur les plateaux de la rive droite et lancèrent des obus sur la citadelle, Le lendemain ils faisaient intervenir leur artillerie lourde (155 long). Le bombardement de la citadelle, qui causa cent soixante-six brèches différentes dans l’ouvrage, continua jusqu’au mercredi 6 , dans la soirée. Le 7 septembre à l’aube, les premières troupes américaines franchissaient la Meuse et occupaient la citadelle sur laquelle fut hissé, à 7 heures du matin, le drapeau national.

 Restaurée en un temps record, la citadelle, avec ses coins d’ombre, ses murailles qui semblent sortir du rocher, ses meurtrières qui emprisonnent une portion congrue mais lumineuse du splendide paysage de la val1ée, avec son point de vue d’où l’on découvre l’un des plus beaux panoramas du pays, avec ses dioramas qui évoquent l’histoire de la ville, est devenue le grand centre de ralliement des touristes.

Par une claire journée de printemps, la découverte de la citadelle » dont de nombreux aspects sont encore inconnus, mystérieux, offre d’agréables sensations. Les marronniers pleurent leurs dernières fleurs. De lourds chalands tirés par de minuscules remorqueurs, remontent lentement le fleuve. Là-haut, parmi les vieux arbres, la citadelle aux pierres patinées vous attend. Vous y verrez inscrits dans le rocher neuf siècles d’histoire. Et quelle histoire !
D’après un article de Roger Crouquet.in Le Soir Illustré du 29 mai 1947
Voici quelques photos prises lors de ma visite









Ouverture
Toute l’année, tous les jours •
Fermé le vendredi entre le 01/10 et le 31/03 sauf pendant les congés scolaires •
en saison : 10h – 18h;
hors saison : 10h – 16h30
Prix
Avec téléphérique:
adultes / 60+ 8,50 € – enfants (4-12) 6 €
Visite guidée
FR / NL – Sur demande en EN et DE
Durée visite 1 heure 
 Clic ici
Bonne visite