17 mai 2019

Laeken son palais et ses serres royales

A la suite de notre passage au club  "La Bruegelienne" à Auderghem, nous nous sommes rendu à Laeken pour une visite des serres royales.

C'est la première fois que je pouvais admirer le château où vit la famille royale autrement qu'à la télé. Je ne suis pas un fervent royaliste mais je n'y suis pas non plus un farouche opposant.


Le Château de Schonenberg, à Laeken, fut construit à l’initiative des Archiducs autrichiens et Gouverneurs généraux des Pays-Bas, Marie-Christine d’Autriche et Albert de Saxe-Teschen, entre 1781 et 1785.

La Révolution française et le rattachement de notre territoire à la France en 1794-1795 ont contraint les Archiducs à quitter le château. Ils vendirent ensuite le domaine, et les terres avoisinantes furent partagées. Le château fut sauvé de la destruction en 1803 grâce à Napoléon Bonaparte, qui le fit acheter par le département de la Dyle afin d’en faire une résidence. 

Après la chute de l’Empire, la résidence fut attribuée au nouveau Royaume des Pays-Bas. Quelques meubles et tapisseries de valeur, appartenant à la France, restèrent à Laeken. Ces tapisseries, qui ont été restaurées par la Manufacture royale De Wit, de Malines, ornent encore aujourd’hui les salons d’audience du rez-de-chaussée. Sous le régime néerlandais, Schonenberg fut agrémenté et agrandi par un théâtre et une orangerie, réalisés par Henry.

En 1831, le Roi des Belges Léopold Ier s’installa au Château de Laeken. Il fit agrandir le domaine mais le château proprement dit ne subit pas de grandes modifications sous son règne. Le Roi Léopold II, en revanche, était passionné d’architecture et d’urbanisme. Dans le jardin de Laeken, il fit ériger un splendide ensemble de serres.
Au début du 20e siècle, le château fut complété par deux ailes latérales. Après la mort du Roi Léopold II, l’État continua à mettre le domaine et le château de Laeken à la disposition du Roi.

J'ai été surpris par l'immensité du domaine et des parcs.. De nombreux jardiniers contribuent à l'entretien et à la beauté de ceux-ci.












 Il y avait beaucoup de monde en ce milieu d'après-midi. Il fallait faire la file avant d'entrer dans les serres.. Le temps d'attente était assez long car on n'y entrait que par petits groupes. Mais ce ne fut pas vain car l'intérieur de ces serres était majestueux.






En 1873, l'architecte Alphonse Balat conçoit pour le Roi Léopold II un complexe de serres qui complète le Château de Laeken, réalisé en style classique. Le complexe revêt l'apparence d'une ville de verre implantée dans un paysage vallonné.

Chaque année, au printemps, les Serres de Laeken sont ouvertes au public durant environ trois semaines. Cette tradition, vieille d'un siècle, est toujours respectée.

Ce complexe de serres est unique en Europe. Tant l’architecture et la taille des Serres que la collection de plantes qu’elles abritent sont exceptionnelles. Une partie de l’infrastructure des Serres royales est gérée par la Donation Royale, une autre partie par la Régie des Bâtiments. La Donation Royale est responsable des plantations dans les serres et le parc, et fait en sorte que les plantes soient en fleurs pour l’ouverture des serres au public : pélargoniums, fuchsias, azalées, abutilons s’ornent de leurs magnifiques couleurs et offrent au visiteur la vision d’un coin de paradis terrestre...

Voici quelques photos prises lors de ma  visite..






























Ce n'est qu'un petit choix de mes photos. Vous pouvez les retrouver toutes ici.

J'ai très apprécié cette visite... 

Au plaisir de vous retrouver pour un prochain article.

15 mai 2019

En forêt de Soignies

Le dimanche  5 mai dernier, direction la commune d'Auderghem... 

J'ai eu la chance de disposer de la dernière place vacante dans le car organisée par la Savate Alleuroise..


Au programme de la journée, marche chez les marcheurs du club "La Bruegelienne" et  visite des serres royales..

Ce article est consacrée à la première partie de cette journée.

La Bruegelienne est un club de marche affilé à La Ffbmp.




Ce club organise 2 marches annuelles ouvertes à tous.


-Bruxelles, Ma Belle, vers le centre de notre capitale en décembre.
-Bruxelles en mai vers la Forêt de Soignies en mai.

Ainsi que plusieurs marches-club et sorties pour ses membres.

C'était donc la sixième édition de "Bruxelles en mai". Plusieurs parcours étaient proposés aux marcheurs.

5 - 10 - 15 - 20 et 30 km.

Comme nous en avions la possibilité au point de vue horaire, j'ai opté pour le 15 km.
Je me réjouissais de découvrir ce coin inconnu pour moi.. 




Mais hélas, j'allais en faire bien plus et avec une cadence plus accélérée que d'habitude car il ne fallait pas rater l'heure de départ du car pour se rendre à Laeken.


Après avoir quitté le Lutgardiscollège, je m'engage donc sur le tracé du circuit des 15 km.

Je passe à proximité du château Saint Anne.


Le Royal International Club Château Sainte-Anne est un lieu où 35 nationalités se rencontrent. Il se trouve à l'orée de la Forêt de Soignies, à 15 minutes du centre de Bruxelles.


Et un peu plus loin, c'est le château de Val-Duchesse. Je n'en verrai pas grand chance car un portail empêche la vue sur celui-ci.





Mais le voici : 



 C'est un endroit connu pour ses longs marathons de négociations politiques lors des discussions  du conclave budgétaire..

Après la mort de Henri III, Duc de Brabant, Aleyde de Bourgogne, sa veuve, fonda le premier prieuré des dominicaines. Le cloître fut nommé « Hertoginnedal » (Val Duchesse) en l’honneur de sa fondatrice.
Le 11 avril 1275, le pape Grégoire confirma la fondation.
En 1562, les bâtiments furent pillés et incendiés.
En 1566 et une seconde fois en 1578, une soixantaine de sœurs durent abandonner le prieuré et gagner leur refuge à Bruxelles.
A partir de 1713, il y a eu une longue période de paix et Val Duchesse put acquérir une certaine prospérité.
En mai 1782, par ordre de Joseph II, le couvent fut fermé.
Suite à la Révolution française de 1789, le couvent fut totalement détruit.

C’est le 21 octobre 1903 que Charles Dietrich, agent de change et vice-consul de Norvège, s’est rendu acquéreur du magnifique domaine de Val Duchesse, à Auderghem, dont il a fait une princière demeure.
Aidé des conseils de l’architecte De Vigne, il a commencé par restaurer et agrandir le château, spécimen de l’époque de Louis XVI.
Il l’a fait aménager, décorer et meubler avec un goût parfait. En même temps, avec le concours de l’architecte paysagiste Louis Breydel, il a fait de son parc une des plus belles résidences de campagne des environs de Bruxelles.

Charles Dietrich a fait don du domaine, d’une superficie de vingt-cinq hectares, à la Donation Royale et ceci en 1930.

Au bout d'une grande allée pavée, j'arrive à un rond point où se trouve la première bifurcation du parcours. Je prends donc la direction des 15 km.




Plus tard, je bifurquerai sur la droite pour entrer dans les bois... Le chemin va nous conduire aux étangs des Chabots.





En contrebas, j'aperçois le prieuré de rouge cloître qui est une ancienne abbaye.






 Après avoir bien admiré celui-ci, je reprends ma route pour longer les très beaux étangs de la réserve naturelle du rouge cloître.








Je prends bien le temps de faire quelques clichés de ces étangs et ensuite je me dirige vers un petit sentier sur la gauche. J'y ai aperçu un collant rouge de la marche.

A partir de là, je ne vois plus aucun signe de balisage et je retrouve plus loin quelques marcheurs de la Savate arrêté à un petit carrefour forestier à hauteur du chemin Sluipdelleweg.




A cet endroit quelle direction prendre ? Un des membres de ce groupe téléphone au numéro indiqué sur la carte de marche et n'arrive pas à avoir l'information sur la route à suivre.

Avec ce groupe, nous continuons tout droit en espérant être sur le bon chemin. Mais après avoir parcouru une certaine distance, et toujours sans aucun signe de balisage, le groupe décide de faire demi-tour et de retourner au point de bifurcation pour emprunter le parcours des 10 km. Mais cette bifurcation ne se trouve pas loin du point de départ. Il faudra donc rajouter du kilométrage à notre marche.



C'est à ce moment que je subis la première grosse averse.

Le tracé du 10 km nous emmène à la réserve du rouge cloitre, ses étangs et le prieuré.
 Le domaine du Rouge-Cloître, entouré d'étangs et traversé par un fameux ruisseau, fut de tout temps un lieu prisé des amateurs de la nature, que ce soit pour y chasser, s’y reposer ou s'y promener. 




Avant de rentrer dans la propriété du prieuré, je note qu'on a retrouvé les lunettes de Polnareff.




L'abbaye du Rouge-Cloître porte le nom canonique abbaye Saint-Paul en Soignes. Ce fut d'abord un ermitage construit en 1366. Le prieuré fut édifié en 1374, sur un terrain concédé par la duchesse Jeanne de Brabant.  


On peut voir aujourd’hui l’enceinte, le prieuré du XVIIIe siècle proprement dit, les dortoirs, l’ancienne ferme prieurale, belle construction carrée à un étage, les anciennes dépendances avec leur manège et les écuries, ou encore la maison du meunier (appelée Maison de Bstien) ou celle du portier. Les moulins d’antan ont disparu et les étangs, établis sur d’anciens marécages au Moyen Âge ne portent plus les marques de la pisciculture qu’on y pratiqua. 

Les bâtiments subsistants du prieuré accueillent aujourd’hui le Centre d'art du Rouge-Cloître. Ce dernier organise des expositions artistiques et des ateliers de sensibilisation à l’art, pour les enfants. Il organise, d'autre part, des ateliers d’artistes, comme la Maison du Conte de Bruxelles et ses spectacles, pour les adultes et le jeune public. Il soutient Cheval et forêt, une association qui cherche à mettre en valeur les chevaux de trait  belges et qui organise des démonstrations de débardage.












 Je quitte cette propriété et de nouveau je longe les étangs des Chabots avant de virer à droite et de passer sous la E411.

Une bonne partie de la suite du parcours de fait dans la forêt.







J'arrive au point de contrôle des 10 km.



Après le contrôle, c'est encore une longue partie boisée qui m'attend.





Je quitte la forêt et je passe devant le Château de la Solitude.



Le château de la Solitude  est un château de style néo-classique  édifié de 1910 à 1912 par l'architecte François Malfait en lisière de la forêt de Soignies pour la princesse Marie Ludmille Rose de Croÿ, née duchesse et princesse d’Arenberg (1870-1953).
Devenue veuve en 1906 , la duchesse s’isola dans son château jusqu'à sa mort, y recherchant l’amitié des animaux. Après sa mort, le domaine d’une superficie de 11 ha 27 a 19 ca fut acheté par l’État. Il en fit une école pour enfants de forains. Ensuite, le château a accueilli le Centre Infosida jusqu’en 1995, époque où il fut réquisitionné par les « Compagnons du partage », un groupe de sans abri, une action partant de différentes revendications au droit à un revenu minimum d’insertion auprès des Cpas.
Il fut enfin vendu à une société qui y construira un complexe de bureaux.
Le château fait l'objet d'un classement au titre des monuments historiques depuis le 20 janvier 2000.

Le reste du parcours sera urbain et j'arrive à la salle de départ avec un total de 18 km sur mon gps.






Malgré cette différence de kilomètres, malgré la météo mitigée du jour, j'ai apprécié le parcours.. Je ne regrette pas le déplacement.

Qui sait peut être une prochaine fois y reviendrai-je!

Pour toutes les photos c'est ici.

Prochain article sur les serres de Laeken.