19 novembre 2018

Vers la chapelle du facteur

C'était le samedi 6 août 2016, le soleil étant de la partie dès tôt le matin, je me suis décidé à partir en ballade.
J’ai cherché sur le web un endroit qui pourrait être intéressant à découvrir et je suis tombé sur une chapelle en hommage un facteur assassiné il y a de nombreuses années..
J’ai donc décidé de faire une balade dans ce coin là.
Le point de départ de cette balade est l’église de Naninne.
L’église actuelle fût érigée en 1870, non pas sur l’emplacement de la précédente mais sur un terrain légué par la famille Pierpont. L’église précédente qui dépendait de Dave depuis le 12e siècle était située sur la place.   
   Le château de la famille de Pierpont se trouvait à coté de l’église, ils avaient leur entrée particulière à gauche de l’église. Le passage est actuellement inaccessible. Une tribune leur était destinée. Les vitraux du coeur de l’église sont un don de la Famille. L’autel actuel en bois sculpté est un héritage de l’ancienne petite église.

L’église de Naninne est construite en pierre bleue.Les vitraux du coeur de l’église sont un don de la Famille de Pierpont. Les vitraux actuels représentent des 14 stations du chemins de croix. L’autel du chœur et la chair de vérité sont ornés des statues de Saint Roch, Saint Hubert, Sainte Barbe. L’autel de gauche est dédiée à la Vierge et l’Enfant tandis que celui de droite est dédié à Saint Lambert, patron de l’église. Ces deux autels sont en bois sculptés. L’église possède trois cloches, l’une fût donnée en 1835 par Henri Ettinger, une seconde en 1894 par Charles Bosserez et la troisième appartenait à la chapelle de Naninne. Mais en 1943 deux des plus belles cloches furent refondues par les Allemands et remplacées en 1952.

En route pour la balade.
L’église dans notre dos, on descend sur la droite la route qui mène à Dave. 

A peine 10 mètres plus bas,on prend sur la droite une petite rue qui monte.


  Au croisement en Y, on prend sur la gauche un petit chemin (signal voie sans issue). Ce chemin devient un sentier.


 On rejoint un chemin que l’on prend légèrement sur la gauche.




 On prend sur la gauche, un chemin de terre qui descend légèrement. 


 On arrive à la chapelle du Facteur 



Cette petite chapelle a été érigée à l’endroit précis où fut tué le facteur Joseph Roland. En ce matin de février 1886, il redescend de Naninne vers Dave, après avoir encaissé une forte somme d’argent auprès d’un particulier. Il emprunte un petit chemin à travers bois, alors assez fréquenté. A l’entrée du bois, quelqu’un l’attaque et le laisse pour mort le long du chemin, après avoir dérobé l’argent… Des jeunes gens, qui se trouvaient non loin de là entendent ses cris, mais prennent peur et s’enfuient. Des bûcherons le retrouvent mort quelque temps plus tard. On finira par retrouver le coupable. Il s’agit de la personne qui lui a confié l’argent… et qui espérait ainsi retoucher une deuxième fois la somme auprès de l’administration des Postes. Malheureusement pour lui, des témoins l’on aperçu dans le bois au moment du crime.

On continue tout droit et le chemin descend toujours.

 Au bas de la descente, on arrive sur une route que l’on prend sur la droite. Puis à nouveau, au carrefour 100 m. plus loin, on prend légèrement à droite.


On traverse la route de Namur à Yvoir, pour prendre juste en face un petit tunnel, qui passe en-dessous du chemin de fer, directement après, on tourne à gauche. 




On arrive sur la petite place de Dave, face à la Meuse et à l’île de Dave.


La petite place de Dave est un ancien lieu de villégiature où les namurois venaient le dimanche pour piqueniquer et se baigner dans la Meuse. En face, on peut voir Wépion, et entre les deux, l’île de Dave. Il s’agit de la plus grande île de Belgique. C’est actuellement une réserve naturelle, couverte de peupliers, frênes et ormes, ainsi que de quelques arbres fruitiers et de prés qui évoquent les anciennes pratiques agricoles, propres aux îles mosanes. Les berges accueillent la nidification du Martin-pêcheur.

Ensuite on prend le petit sentier, sur la gauche, qui longe les murs du château.

On prend la rue sur la gauche.

On tourne à droite, un petit chemin qui nous fait repasser en dessous du chemin de fer (baissez la tête). 


A la sortie, on prend la rampe sur la gauche, puis on continue 10 m. sur la route Yvoir-Namur, pour prendre ensuite une petite rue sur la droite (signal sans issue). 

En face des grilles de la grosse villa, on prend sur la gauche un petit sentier qui tournera directement à droite. 


On passe sur un petit pont et on continue tout droit. 


 On prend au autre petit pont sur la droite et continuer par un petit sentier qui monte fort et se termine par un escalier. 


On traverse la route en macadam pour prendre un petit chemin en face (Haies des Pauvres)


 On arrive sur une route, que l’on prend à gauche, mais que l’on abandonne directement pour un chemin herbeux qui descend légèrement, à nouveau sur la gauche.


 On prend la rue en macadam qui monte sur la droite.
Ensuite on prend un petit chemin (signal sans issue) sur la gauche, qui devient ensuite un sentier.


Au croisement, on continue tout droit par la rue du Pont de bois.

Au croisement en Y, on suit la rue principale, légèrement sur la gauche.



 En haut de la côte, admirez le superbe paysage vers Naninne. 


On continue tout droit par un chemin herbeux. 


Juste avant la route, on prend un autre sentier qui monte très fort à l’extrême-droite. 


On rejoint une rue en tarmac.
On continue tout droit.
Au croisement, on tourne à gauche.
On rejoint la route de Naninne à Dave, on la prend sur la gauche.
Et on aperçoit l’église, notre point de départ.

Je vous conseille cette belle balade que je situerai au niveau 3 sur 5 au niveau difficulté.
 
Retrouvez toutes les photos de ce parcours ici

15 novembre 2018

Richelle




Richelle est une section de la commune belge de Visé située en Région wallonne dans la province de Liège. 
 
Richelle est posté en haut d’une falaise surplombant la Meuse de plusieurs dizaines de mètres. Le village a une altitude approximative de 120 mètres, mais seule une toute petite partie du territoire du village court jusqu’à la Meuse, à ce moment à 60 mètres au dessus de la mer. Ce lieu bucolique est caractérisé par près de 500 habitations regroupées principalement autour de la place du village.


Au moyen-âge, Richelle est sous autorité ecclésiastique. Jusqu’en 779, elle appartient à la forteresse de Chèvremont. A ce moment, Otton la cède au chapitre (= assemblée tenue par des religieux) d’Aix-la-Chapelle. Ce chapitre y exerce des droits seigneuriaux et possède des propriétés (dont la cour d’Aix). La seigneurie est petite (à peine cent habitants), mais possède une cour de Justice, car la fragmentation de l’autorité fait que chaque recoins du territoire disposent de lois et de coutumes différentes.

En 1239, le duc de Brabant Henri II conquiert le comté de Dalhem et y exerce son autorité.  Les principautés de Dalhem, Fauquemont, Rolduc et Limbourg sont regroupées et constituent alors la province du Limbourg, enclavée dans des terres étrangères. 

En 1661, le pays de Dalhem est partagé entre le roi d’Espagne et les États Généraux des Provinces-Unies (Hollande). Richelle devient espagnol. Par après l’Espagne, affaiblie est attaquée par les Français. Pendant un siècle, les armées étrangères se battent sur notre sol. Beaucoup de Richellois meurent de faim et de blessures infligées par les conquérants.

En 1704, Richelle est envahi par les armées autrichienne, anglaise et hollandaise qui font la guerre à la France et à l’Espagne.

 En 1713, lors de la fin de la guerre de succession espagnole, le pays de Dalhem et Richelle deviennent autrichiens.

 En 1740,la mort de l’empereur autrichien Charles IV déclenche la guerre de succession d’Autriche qui durera sept ans.

En 1746, le général Mercy couvrant la retraite de l’armée autrichienne contre les Français s’établit entre Richelle et Visé. Les soldats occupent tout le village et les moissons servent pour la nourriture des chevaux.

Un an après en 1747, le village est envahi et occupé par les hongrois pour attaquer le château d’Argenteau.

En 1795, c’est l’occupation française et l’incorporation du pays de Dalhem au département de l’Ourthe ainsi que de profondes réformes judiciaires, administratives et religieuses.

1800. Année importante pour Richelle. La commune est propriétaire d’une enclave située sur le territoire d’Argenteau.Le cimetière et l’église sont isolés du reste de la commune.

Les deux communes se mettent d’accord et il faudra attendre 1827 pour que cet échange se concrétise. Les habitants de Richelle pourront aller à la messe sans passer sur le territoire d’Argenteau.

En 1914, la Grande Guerre sera particulièrement tragique à Richelle. Des soldats allemands, cachés en divers endroits du village, capturèrent cinq villageois. Alors qu’aucun coup de feu n’avait été tiré, ils les  traitèrent de francs-tireurs et les emmenèrent. Le bourgmestre se rendit au camp allemand pour réclamer leur libération, mais fut sommé de réquisitionner une charrette afin de transférer les soldats blessés au château d’Argenteau, escorté par un officier et 25 hommes.  Quant aux cinq villageois, ils furent transférés à Aix-la-Chapelle, jugés sommairement et fusillés ! Dans le même temps, le curé et le bourgmestre sont arrêtés. En représailles de soldats tués à Visé par des francs-tireurs, leur exécution est programmée pour le lendemain. Heureusement, leur grâce est prononcée suite au faire valoir d’un officier, signalant les soins donnés par la population à des soldats allemands. Plusieurs habitants moururent cependant en héros durant la guerre.


La seconde guerre mondiale marqua Richelle de la même manière que la majorité des autres villages. Ainsi, la résistance y fut active, menée par le responsable Joseph Geurde. Comme anecdote, notons que le facteur en était, et interceptait les lettres de dénonciation, pour les adresser au commissaire de Visé, lui-même résistant. La libération eut lieu le 11 septembre 1945, les américains occupant les deux salles du villages, d’autres logeant chez l’habitant. Deux femmes et trois hommes eurent à rendre des comptes comme collaborateurs .

Après ce résumé d’histoire sur Richelle, une présentation de quelques bâtiments de ce village.

Et tout d’abord le château de Richelle.
Ce bâtiment est situé au centre du village. Il n’a pas l’allure traditionnelle d’un château mais plutôt d’une grosse bâtisse. Des aménagements et incendies ont modifié la configuration du bâtiment.
Dans le jardin on peut y admirer un sequoia.
Un fronton a été rajouté à la bâtisse. Il est percé d’un oculus et de grandes fenêtres.  

 Malgré mes recherches sur internet, je n’ai pu trouver que cette petite photo du château.


 La cour de Justice située sur la place du village près de l’église.
Au 18 e siècle, c’est la famille d’Odémont qui l’occupe. Cette famille fournira un grand nombre de greffiers, échevins et mayeurs. Elle aurait été construite en 1745.
C’est là que se déroule la vie judiciaire du vieux Richelle jusqu’à la révolution française.


La cour d’Aix est un ensemble de bâtiments qui forment un vaste carré au coeur du vieux village. Selon la tradition, elle aurait été jadis le siège de l’ancienne cour de justice du ban avant qu’elle ne soit transférée dans la demeure de Jean Mathias Dodémont. Elle conserve encore aujourd’hui au rez de chaussée les vestiges d’un ancien autel portant le monogramme marial.

Sur le fronton du porche d’entrée, le millésime 1671 est gravé dans la pierre. Une pierre plus ancienne dans un des murs latéraux indique 1575. Et la grange majeure possède un remarquable portique en brique de 1717. C’est maintenant un complexe de chambres d’hôtes.





L' église est dotée d’une massive tour carrée couronnée d’une flèche à huit pans. Cette flèche ne date que de 1942 car l’ancienne a été abimée pendant la guerre. Les travaux de l’église en réparation ont été commandés par le père de l’ancien évêque Van Zuylen pour occuper les Richellois et leur éviter le travail obligatoire en Allemagne.

Trois cloches rythment les journées, annoncent les fêtes, les joies et les peines. Elles pèsent 750, 430 et 378 kgs. Elles ont été volées par les Allemands et remplacées par les Dommages de Guerre en 1955.



Je terminerai  cet article avec le club de marche de Richelle



C’est en 1974 que se crée le club de marche.
Au fil des ans, la représentation et le renom du club dans les marches populaires amènent de plus en plus de marcheurs.
Ce club fait partie de la Fédération Francophone Belge de Marches Populaires.
« La Richelloise » organise sa marche annuelle le 1er dimanche du mois de juillet.

13 novembre 2018

La balade du château de Vêves

Cette balade prend son départ devant l’église de Celles (Houyet). Très belle balade que j'ai découverte lors de mon séjour dans la région de Dinant.


Sa distance est de 6,5 kms et son temps de parcours est de deux heures. Je la classerai de facile à moyenne. Son balisage est triangle rouge.

En montant le chemin de Croix,
 

on aperçoit à main droite l’ermitage.


On suit le chemin en graviers sur la gauche et à la route on prends à droite. Ce chemin contourne l’école


et nous offre 100 mètres plus loin une magnifique vue de Celles.


 Une aire de repos vous attend au petit carrefour où vous prendrez à gauche en direction de la croix de Lavis. A cet endroit, suivez la flèche Château de Vêves.


 Vous traverserez ensuite le petit village de Vêves 


en longeant la chaussée Romaine garnies de petites bâtisses très typiques. Traversez le carrefour et montez la rue du Furfooz.


200 mètres plus lois, le château de Vêves se dresse et vous attend pour une visite. 
Le château de Vêves sis au bord d’un petit affluent de la Lesse, se trouve à quelques kilomètres du village de Celles, maintenant intégré à la commune de Houyet,, dans la province de Namur ( Région wallonne de Belgique).

Perché sur un piton rocheux, il est composé de cinq magnifiques tours ainsi que d’une remarquable galerie à colombage (XVIe siècle). En découvrant les appartements du château, le visiteur se prendra également au charme d’une atmosphère raffinée: mobilier du 18e siècle, porcelaines rares, souvenirs historiques et tableaux.


Les origines de ce château-fort sont anciennes. En effet, Pépin de Herstal  y avait déjà élevé une villa dans la seconde moitié du 7eme siècle  afin d’être plus près de l’ermitage de Saint Hadelin à Celles. La villa fut ensuite transformée en une petite forteresse par ses différents successeurs au 9eme siècle. Cette forteresse fut rasée en 1200 et reconstruite en 1220 par la famille Beaufort qui en fit un château plus puissant.



Détruit par les Dinantais  au 15eme  et rétabli aussitôt, le château eut encore à subir les ravages causés en 1793 par les révolutionnaires français.

Au 18eme siècle, la famille de Liedekerke-Beaufort restaura le château, lui donnant son aspect actuel.

Il constitue un des plus beaux châteaux médiévaux de Belgique.


Clic ici pour découvrir une vidéo

Après le château on monte pendant 1 km jusqu’à la fourche où l’on prend à droite. 200 mètres plus loin, avant la ferme, prendre le petit sentier sur la gauche.



 On le suit et au prochain croisement, on prends la descente à votre droite.



 Lorsque qu’on arrive sur le chemin ferme, en sortant du bois, on prends à droite.


on traverse le carrefour au stop et on descend le village pour revenir au point de départ.


C'est une très jolie balade que je vous invite à faire si vous êtes en séjour dans la région de Dinant.

Pour retrouver mes photos c’est ici

8 novembre 2018

Celles-lez-Dinant

Celles ou Celles-lez-Dinant est un village situé sur un petit affluent de la Lesse.Il fait partie de la commune de Houyet, province de Namur en Région wallonne de Belgique.


 Celles, et non Celle, vient du latin cella, cellule, et doit son origine suivant la tradition à Saint Hadelin (617-690), originaire de la Guyenne (Aquitaine) qui, après avoir vécu à la cour du Roi d’Austrasie, Sigebert, décida de vivre loin du monde comme son maître et ami Saint Remacle, fondateur de l’abbaye de Stavelot. 


Saint Hadelin se retira au milieu des forêts dans une grotte où vinrent se joindre à lui plusieurs personnages attirés par son renom de sainteté. Les cellules que firent construire les compagnons du Saint pour y vivre, ont donné leur nom au village.

En 1046, l’évêque de Liège, Wazon fit faire une châsse pour les reliques du saint. D’abord conservée à Celles, la châsse de saint Hadelin fut transférée en 1338 à Visé.  Ce trésor de l’art mosan peut être admiré dans l’église de Saint-Martin à Visé. 


L’église Saint Hadelin est un monument classé par arrêté du Régent du 18.06.1947.

Il s’agit de l’édifice le plus représentatif de la production architecturale en matière de collégiales et d’abbatiales de moyenne envergure en pays mosan pour l’époque (pré)romane.

Si vous êtes courageux, empruntez à pied le superbe chemin de croix qui relie l’église à l’Ermitage.



Le monastère a été fondé au par Saint-Hadelin. 


La colline surplombant l’église fût occupée par des moines jusqu’en 1337 ou 1338. Des ermites leur succédèrent.


Les Comtes de Liedekerke-Beaufort firent édifier un couvent à la fin du 18e siècle. Celui-ci accueillit des religieuses jusqu’en 1973.


Acheté par la commune, le bâtiment sert de nos jours d’école primaire et maternelle. On y organise parfois des expositions d’artistes, peintres, photographes, sculpteurs…


 Les placettes autour de l’église, l’habitat traditionnel en pierres calcaires agréablement fleuri et arboré, confèrent au village beaucoup de charme et de convivialité. Prenez le temps de découvrir les éléments décoratifs originaux : les portes anciennes, les épis de faîtage, ancres et agrafes métalliques, serrures, potales, heurtoirs, grilles de soupiraux…



 D’autres curiosités valent le détour : la Grande Fontaine, le char allemand « Panther », …


Une extrême sécheresse ayant tari toutes les sources de l'endroit au moment de la moisson, les habitants se trouvaient réduits à la dernière minute. Dans  ce triste état, quelques-uns d'entre eux rendirent visite à saint Hadelin pour lui demander qu'à l'aide de ses prières d'apporter quelque remède à leurs maux.

Hadelin se rendit sur les lieux et se prosterna  en priant.. Tout en le faisant, il enfonça son bâton en terre et à l'instant même sortit du roc une source d''eau.

Elle se situe rue des Tanneurs. Elle coule entre deux abreuvoirs en pierre.

 




24 décembre 1944. Une colonne de chars allemands débarque à Celles depuis Ciney. Leur but : atteindre Dinant pour traverser la Meuse et prendre le port d’Anvers. Les soldats sont fatigués, les provisions manquent et le carburant se fait rare… Bref, les allemands sont à bout. A fleur de peau même. 

« Le premier char de tête saute sur une mine reliée elle-même aux arbres qui reliaient la chaussée. Les arbres tombent donc sur la route. Il fait tout noir évidemment le 24 décembre à 6 h du matin. Les allemands sont perdus, ils ne savent pas trop quoi faire. Faut-il continuer ou rebrousser chemin ? C’est à ce moment-là qu’il aperçoivent une loupiote au pavillon ardennais. C’était un café tenu par une dame, Marthe Monrique. »

" On raconte que l’officier commandant la colonne est allé se renseigner près de la dame en question. Elle leur a lâché un gros mensonge en disant que la route était minée jusqu’au rocher Bayard. C’était totalement faux. Les américains n’avaient placé qu’une mine ici et une autre au rocher Bayard. Là-dessus, Madame Monrique est devenue une héroïne puisque c’était elle, une femme, qui a arrêté les chars allemands et peut-être même quelque part, le cours de la guerre."


La vérité historique est bien entendu un peu différente. Les allemands étaient sous-alimentés, sous-équipés et à court de carburant. L’aviation alliée avait l’occasion de les bombarder dès le 25 décembre… Bref, les allemands étaient obligés de se replier. C’est la fin de l’offensive Von Rundstedt.


N’empêche. Sans la légende de Marthe Monrique, le village de Celles n’aurait pas hérité de ce vestige de la bataille des Ardennes. 


N'hésitez pas à vous arrêter dans ce joli petit village si vous êtes de passage dans la région.

1 novembre 2018

Le barrage de La Gileppe

En partie sur le territoire de Baelen et de Membach, le Barrage de la Gileppe constitue un attrait touristique indéniable. 

C’est un barrage hydraulique situé dans la partie orientale de la forêt du Hertogenwald, dans les Hautes-Fagnes belges. La retenue d’eau ainsi créée est essentiellement alimentée par la Gileppe et le ruisseau Louba (ou Raboru).

L’établissement de ce Barrage fut demandé par les lainiers verviétois vers 1857, afin de disposer de la quarantaine de milliers de litres de m3 d’eau pure nécessaires tous les jours à l’industrie textile de l’époque. 

 La paroi du barrage de la Gileppe, de type poids, est l’une des plus anciennes d’Europe. Le maître d’œuvre était l’ingénieur liégeois Eugène Bidaut  (1808–1868)

 Le Barrage de la Gileppe fut mis sous eau en mai 1875 et inauguré le 28 juillet 1878 en présence du Roi Léopold II.


La capacité de contenance du lac était de 12 millions de mètres cubes, et portée à plus de 25 millions de mètres cubes après aménagements des déversoirs à la suite de la sécheresse de 1921. La superficie était de 86 hectares.

Lors de la construction du tunnel de la Soor, le 8 juillet 1952, un brutal orage sur le plateau coûta la vie à huit ouvriers, sept Italiens et un Belge, ayant décidé de revenir vers la Soor par le tunnel lui-même. Ils périrent engloutis, le débit étant passé à 70 mètres cubes par seconde dans le tunnel à la suite d’un orage sur le plateau. Une plaque commémorative figure à proximité de l’issue aval du tunnel.

  

  Le barrage a été rehaussé de 10 mètres dans les années 1967-1971,(début le 1er mars) utilisant désormais la technique du barrage-pression. La retenue a été vidée en janvier 1969 et la ville de Verviers alimentée en eau à partir du réservoir d’Eupen. La capacité de la retenue est de 26,5 millions de mètres cubes, pour une superficie de 130 hectares. Comme le barrage d’Eupen, il est utilisé pour la production d’eau alimentaire. Son affectation première était l’alimentation en eau de l’industrie lainière de Verviers. Les artisans souhaitaient en effet bénéficier d’une eau de meilleure qualité et surtout d’une régularité. L’industrie lainière d’Eupen, à l’époque prussienne et située en amont sur la Vesdre utilisait en effet en premier de l’eau pure des rivières Vesdre, Soor et Helle. 


Sa tour panoramique, haute de 78 mètres, abrite un centre d’informations et un restaurant-brasserie de qualité.


 Son lion monumental de 13.5mètres de haut et de 16mètres de long pesant 300 tonnes orne fièrement le barrage fixant du regard la frontière allemande distante d’environ 5 kilomètre à l’époque de construction du premier barrage. Le lion est l’œuvre du sculpteur Félix-Antoine Bouré et pas moins 123 blocs de pierre de grès tendres ont étés nécessaires à sa réalisation.


Son lac accueille les visiteurs (touristes et habitants) en quête de promenades, de quiétude et de nature… à pied, à vélo…au encore à cheval !