Le dimanche 19 juin 2016 , rendez vous était pris dans le hall de la gare des guillemins à Liège avec d'autres personnes du groupe "Découvertes".
Au programme de la journée…
Déplacement en train jusque la gare d’Aachen.
Déplacement en bus jusque Vogelsang.
Visite de l’ancien site militaire.
Repas de midi et ensuite une promenade pédestre (plus ou moins 7 kms)
agrémentée de jolis points de vue nous a conduit au barrage de l’Urft,
en traversant l’ancien terrain de manœuvre de l’armée belge, devenu réserve naturelle.
Croisière sur le lac supérieur
jusqu’à Einruhr
en passant par Rurberg.
Retour en bus jusqu’à Aachen puis en train jusque Liège.
Quelques mots et photos sur Vogelsang.
Aujourd’hui, la place de Vogelsang est un lieu de mémoire active.
Dans
les années 1934 à 1936, sur un éperon de montagne boisé au-dessus du
barrage de l’Urft, fut construit le premier échelon d’extension de la «
forteresse de l’Ordre » Vogelsang, un centre de formation pour la
nouvelle génération du parti des NSDAP. Le terme « Ordensburg » était le
résultat de la volonté des chefs d’État et du Parti de se saisir de
symboles forts de l’histoire allemande et de les réinterpréter
idéologiquement.
La
forteresse de Vogelsang fut établie – à grands frais – sur une pente
préparée préalablement selon le relief et devait être comprise comme
symbole de la domination de l’État et du Parti sur la nature.
Le
complexe construit de Vogelsang n’est nullement une forteresse
médiévale d’altitude, mais bien une construction utilitaire moderne, en
béton armé recouvert par des moellons ; le donjon fut utilisé comme
réservoir d’eau. Les apprentis n’étaient pas non plus des membres d’un
ordre dans le sens des communautés de chevalerie médiévales, mais des
partisans fanatisés du système qui se qualifiaient eux-mêmes, de façon
crâneuse et présomptueuse, de « Junker » (écuyers).
Le
passage à l’« Ordensburg » de Vogelsang ne constituait qu’une étape
intermédiaire, d’une durée d’un an, au sein d’un cycle de formation
réparti au total sur 3 ½ ans (et qu’aucun des 500 membres du parti admis
annuellement a d’ailleurs mené jusqu’à son terme). Avec l’attaque des
forces armées allemandes sur la Pologne le 1er septembre 1939,
l’activité scolaire fut arrêtée ; les apprentis se présentaient au
service militaire.
Après
différentes affectations intermédiaires entre 1939 et 1944, entre
autres comme bâtiment scolaire pour les écoles « Adolf Hitler », un
genre de collège du parti, Vogelsang – resté quasiment indemne – tombait
en février 1945 dans les mains des alliés en progression. Les bâtiments
étaient abandonnés et furent pillés par la population souffrante des
environs. La puissance occupante britannique créa en 1946 un camp
d’entraînement militaire tout autour du terrain et aménagea les bureaux
du commandant et la caserne. Sur ordre de l’administration militaire
britannique, le village voisin de Wollseifen devait également être
évacué.
En
1950, les forces armées belges prirent possession du site et lui
donnèrent le nom de « Camp Vogelsang ». De nombreux nouveaux bâtiments
naquirent ; Vogelsang devint bientôt camp d’entraînement de l’OTAN qui
fut aussi utilisé par des unités de la Bundeswehr, l’armée de la R.F.A.
La
fin de la « guerre froide » et la dissolution du « Pacte de Varsovie »
conduisaient finalement à la décision de céder le site de Vogelsang au
31/12/2005.
Voici quelques photos de ce domaine militaire.
Cette
première partie du programme de la journée étant terminée, c’est le
moment de se restaurer avant d’affronter la promenade pédestre qui ne
sera pas de tout repos. Elle s’est avérée plus difficile qu’annoncée.
Le parcours emprunte une partie du champ de manœuvre utilisé par de nombreux militaires belges et étrangers.
Voici quelques photos de cette marche-promenade.
Après
la seconde guerre mondiale, le village de Wollseifen situé tout près du
camp Vogelsang est réquisitionné par les forces anglaises (1er
septembre 1946). Le terrain sera transféré à l’armée belge en 1950. Le
village servira de camp d’entrainement en milieu urbain. Les bâtiments
ont fort souffert des exercices militaires et certains doivent être
abattus.
L’armée
belge construit alors un faux village pour permettre aux militaires de
se familiariser avec le combat de rues (c’était la période de la guerre
au Kosovo). Il se compose de maisons non fonctionnelles avec des
ouvertures sans fenêtres ni portes.
Nous descendons jusqu’au barrage
et ensuite jusqu’au ponton en bordure du Lac Supérieur afin de faire la traversée du lac afin de rejoindre un bus pour Aachen
Retrouvez toutes les photos de cette journée ici
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