8 juillet 2020

Au départ du Barrage de la Gileppe

Aujourd'hui, je vous invite à une balade en boucle au départ du barrage de La Gileppe.
Ce parcours vous emmènera à Goé et son église au clocher tordu, la vieille ville de Limbourg, le petit village de Hèvremont et le passage à l'étang de La Borchenne avant le retour au barrage.

Le trajet est parfois un peu physique, la montée sur Limbourg et le retour vers le Barrage.


Retrouvez un de mes articles précédent pour connaître l'histoire de ce barrage :



C'est au Belvédère, situé au bout du parking du barrage qu'est situé le départ de cette marche.



Après avoir admiré le magnifique lac, descendre le sentier à droite au milieu de l'Accropark.

Au bout du sentier, on se retrouve au pied de la tour panoramique.


Traverser le barrage..





Le barrage traversé, prenez la route à gauche et suivez-là jusqu'au deuxième virage. Là, continuez sur le chemin face à vous.  Empruntez celui de gauche et suivez-le jusqu'au moment où vous arrivez à la route nationale.


Traversez la route nationale prudemment et dirigez vous vers la droite.
Vous arrivez à hauteur de l'usine Corman . Habitant la région à l'époque, j'y ai travaillé comme étudiant.


Depuis 1935,  l'entreprise Corman conçoit, fabrique et commercialise les meilleurs beurres et matières grasses laitières fonctionnels grâce à un savoir-faire unique et innovant.

Au carrefour, prendre à gauche et traverser la Vesdre.


Passé le pont, prenez la route à gauche et virez directement sur la droite pour gravir les marches et suivre ce sentier montant jusqu'à un échalier.



Traversez les prairies en passant par les échaliers.
A un moment, il faut suivre un fil électrique qui sert comme clôture. Il est possible de passer en dessous car il n'est pas proche du sol. Je suppose que ce fil a été mis  pour empêcher les vaches de passer d'une prairie à l'autre. Mais soyez sans crainte, cela ne constitue pas une crainte pour le bon cheminement de l’itinéraire.

Au dernier échalier, vous retrouvez la route et vous arrivez au village de Goé.

Largement construit en pierres du pays, ce village de la région belgo-allemande des Hautes-Fagnes se trouve entre la ville de Limbourg (à trois kilomètres au sud de celui-ci) et le barrage de la Gileppe  dont les eaux canalisées de l'ancien ruisseau se jettent dans la Vesdre à Goé, au hameau de Béthane (où se trouve l'usine Corman).

Prenez à droite et passez devant le monument aux morts.




Goé est un beau village.  Vous aurez plaisir à le traverser..

Après être passé devant le monument aux morts, tournez à gauche en direction de l'église du village.


L'église de Goé est construite en pierre du pays. Elle est caractérisée par son clocher hélicoïdal aussi appelé "clocher tors". Ce genre de clocher arbore une flèche en spirale couverte d'ardoises. Il en existe onze en Belgique  dont la plupart se trouve dans la région verviétoise.
L'église Saint-Lambert est également remarquable pour sa cuve baptismale du 12è siècle et ses vitraux colorés.

Continuez votre route en longeant le cimetière accolé à l'église.


Il n'est pas très visible de la route mais en contrebas de l'église, sur la droite se trouve le château de Goé. Il se situe dans un beau parc boisé. L'ensemble de ces bâtiments ordonnés, autour d'une cour carrée, dont l' accès se fait par une drève arborée dans l'axe du portail.
Ce château reçut la visite du roi des Belges Léopold 1er, du 16 au 18 novembre 1847.


Traversez la route nationale et continuez sur le chemin face à vous. Passez le pont surplombant la Vesdre et dirigez-vous à gauche vers les installations du FC Goé.


C'est de la salle "La Rochette'" que démarrent les marches du club de marche "Les Goë-lands"

Dirigez-vous vers l'enclos où vivent quelques animaux, biches, âne, autruche".



Suivez le sentier longeant la Vesdre mais attention celui ci est parsemé de petits rochers.


Passez un échalier et traversez les prairies pour rejoindre les installations sportives du FC Dolhain.


Vous apercevez sur les hauteurs l'église de Limbourg.. C'est là notre prochain point étape.



Arrivé à la route nationale, prendre sur la gauche et traversez le Pont des Ânes. J'ai cherché en vain l'origine du nom de ce pont mais j'ai rien trouvé..

Attention, directement après le pont, virer à droite.. Traversez le petit parc. Vous y découvrirez le monument  qui commémore le 86e bataillon américain qui a combattu lors de la campagne et bataille des Ardennes.




Traversez le petit parc et prenez à droite. Passez devant la nouvelle caserne des pompiers.

Peu après, entamez sur la gauche la montée sur Limbourg. Elle n'est pas longue mais assez physique...




Au sommet, entrez dans Limbourg sur la gauche.


Découvrez Limbourg avec ce très beau reportage.
https://www.rtbf.be/auvio/detail_les-ambassadeurs?id=2422822

Prenez à gauche et traverser la Place Saint-Georges. Malheureusement, en ce jour de marche , elle est en travaux de rénovation. La place doit être aplanie, les galets de la Vesdre reposés et des panneaux touristiques aménagés.
L'ârvo, ancienne justice de paix va aussi être complètement réaménagé afin de pouvoir utiliser complètement le bâtiment sous utilisé actuellement.

Continuez votre route en passant à droite du château Poswick.
Malgré sa façade majestueuse aux détails innombrables, c'est une construction récente. Construit en 1910 par Mr Jean Poswick, cette demeure est toujours privée et est un des joyaux de la place Saint-Georges.


 
 
Passez devant l'étang et continuez tout droit.


Suivez la route jusque la chapelle de Halloux dédiée à Sainte-Anne.


 
La chapelle est un édifice de forme octogonal sur un petit promontoire. Jadis, elle était entourée de 6 tilleuls. Il n'en reste que deux. En septembre 1944, lors de la reprise du territoire par les soldats américains, elle fût transpercée de part en part par un obus américain. Les habitants de Limbourg l'ont restaurée en 1947.

Au rond-point de la chapelle dirigez vous sur la gauche jusque la ferme de Halloux.
Là-vas descendez le sentier sur la droite appelé Voie d'Amis.
La descente est rocailleuse, soyez prudent.


Vous pouvez apercevoir dans la vallée, l'Aqueduc de la Gileppe. Il alimente en eau la ville de Verviers au départ de La Gileppe.



Après être passé le panneau "Aqueduc de La Gileppe", prenez le sentier sur la droite et au bout de celui-ci, passez l'échalier.

Traversez la prairie et prenez sur la droite. Vous êtes dans le hameau de Hèvremont.

Virez sur la gauche, passez devant la chapelle Saint François d'Assise.

Le hameau est marqué par des anciennes maisons en pierre du pays, à voir notamment ferme des Goronnes (XVIIIe siècle) et la ferme du Pré le Maire (XVIIe siècle). Une chapelle, demandée par les habitants depuis les années 1730, fut seulement construite en 1802. Elle est consacrée à Saint-François d'Assise, cela évitait aux hèvremontois les longues marches à pied, pour se rende au culte les dimanches, soit à Goé ou à Limbourg.


Prenez encore sur la gauche en passant devant la grotte de la vierge.


Prenez sur la gauche un chemin qui va devenir sentier. (!!!Il pourrait pris pour une entrée de propriété).
Suivre ce sentier et restez sur la droite.


Avant de passer devant une bâtisse isolée,  virez à droite, passez un échalier et traversez les prairies jusqu'au hameau de La Pierresse.
J'y ai retrouvé la maison que j'y ai habité il y a plus de 40 ans.

Quittez les prairies et allez sur la droite. Virez ensuite sur la gauche et suivez le chemin dans le bois. Au bas de la descente, virez sur la droite et passez dans l'ancienne carrière.

A fin de celle-ci, prenez le sentier en face de vous jusqu'à l'étang et le barrage de la Borchênne.



Après l'avoir traversé, empruntez le sentier sur la gauche et traversez la route nationale.

Le plus dur reste à faire, prenez sur la droite après la la traversée, et ensuite diriger-vous vers la route à gauche et virer directement à droite sur la montée vers le Belvédère..


Courage, le point de départ n'est plus loin.

Retrouvez toutes les photos de ce parcours ici.

A bientôt sur une prochaine randonnée.




1 juillet 2020

Sur le chemin des fraudeurs

Ce lundi 29 juin, j'avais envie de retrouver une région particulière. Baelen, Membach et ses environs.
J'ai habité dans ses environs de nombreuses années. Bien sûr, j'y suis retourné quelques fois mais un brin de nostalgie m'a encouragé à m'y rendre ce début de semaine.


J'étais accompagné d'un ami marcheur du lundi..


Nous nous étions donné rendez-vous pour un parcours de 10 km au départ de la maison communale de Baelen.

J'avais opté pour le parcours d'une promenade balisée qui allait nous emmener à la découverte de l'ancienne frontière belgo-prusienne.




Baelen est une commune francophone de Belgique située en Région wallonne dans la province de Liège. 
Le sud-est de la commune est couvert par la forêt Hertogenwald
qui occupe environ les deux tiers de la superficie du territoire. 
Des silex taillés découverts à Baelen rattachent son passé à l'époque néolithique (+/- 5000 ans) ! D'autres fouilles exécutées sur le tracé du T.G.V.  rappellent que leurs ancêtres étaient gallo-romains ! Silos de céréales, trous de poteaux, monnaies, fibule, tessons de poterie sont là pour le confirmer.
Cependant, la première mention écrite de Baelen, alors exploitation agricole carolingienne, figure dans une charte datée de 888, celle de Membach remonte à 1172 : assurément deux villages aux origines très anciennes qui ont fusionné en 1976.
Au cours de l'an mil, Limbourg prend corps sur le domaine de l'ancienne villa impériale de Baelen. Tantôt bourguignonne, espagnole, hollandaise, autrichienne, française, hollandaise et enfin belge, la proximité de la place forte limbourgeoise imposera, au cours des siècles, la coloration du vécu quotidien des aïeux des habitants actuels.
En 1178, le duc de Limbourg lègue à l'abbaye de Rolduc le droit de patronage sur l'église de Baelen, conférant aux abbés de cette institution (et jusqu'à la Révolution française) la nomination du clergé dans la paroisse primitive baelenoise qui, à cette époque, rassemblait les localités de Bilstain, Eupen, Goé, Henri-Chapelle, Hèvremont, Limbourg, Membach et Welkenraedt. Au cours de siècles, cette paroisse subit des démembrements successifs selon la croissance des communautés et leur quête d'autonomie.

Baelen était aussi le centre administratif d'un chef ban qui cernait un territoire rassemblant, à l'origine de sa création, les mêmes localités que celles citées plus haut. Ceci tendrait à dire que les limites paroissiales et celles du fisc carolingien devaient être identiques.
Siège d'une cour scabinale, les échevins de Baelen rendaient la justice au nom du duc de Limbourg ; cette juridiction s'étendait aux affaires civiles et pénales.
Dès 1648, le village de Baelen est érigé en seigneurie hautaine par le roi d'Espagne et le restera jusqu'à la Révolution française.
Après la défaite des armées françaises en 1815 à Waterloo, Baelen et Membach, comme le reste du pays d'ailleurs, passent sous la domination hollandaise et deviendront, jusqu'en 1920, deux villages frontaliers avec la Prusse.
Puis vient 1830 et l'indépendance de la Belgique.
Depuis lors, nos deux villages font partie du Canton de Limbourg et de l'Arrondissement de Verviers en Province de Liège, limités par les communes d'Eupen, Limbourg, Welkenraedt et Lontzen.



Nous quittons le parking de la maison communale et descendons la Rue de la Régence vers l'église en face de nous.





Je vous parlerai de cette église au clocher spécial plus loin dans cet article.

En face de la maison communale, nous découvrons la nouvelle place dénommée "Espace des Rencontres".

Nous quittons la rue de la Régence et prenons sur la droite pour passer derrière la place.

A hauteur de la boulangerie, nous bifurquons sur la gauche et entamons la rue du Thier. A partir de cet endroit, nous allons suivre le balisage "rectangle bleu sur fond blanc".


Au premier croisement de chemins, nous continuons vers la gauche en empruntant la rue Saint-Paul qui a hauteur d'une ferme va devenir un chemin campagnard.



La pluie étant présente quelques heures avant, nous avons rencontré quelques beaux spécimens d'escargots.


Ce chemin campagnard est assez long et il nous amène aux abords du zoning industriel d'Eupen.





Nous arrivons aux abord du zoning et découvrons une borne artisanale remplaçant la borne initiale qui a disparue.




Signé en juin 1816, le Traité d’Aix-la-Chapelle détermine les limites frontalières entre la Prusse et les Pays-Bas (la Belgique dès 1830). Cette démarcation nouvelle se concrétise par l’implantation de bornes qui, à cette époque, sont des poteaux en bois, peints aux couleurs noir et blanc, côté prussien, orange et blanc, côté hollandais (puis belge). Ils seront remplacés par des bornes en pierre numérotées, octogonales ou carrées, qui, pour la plupart, existent encore aujourd’hui.
Cette frontière limite les communes de Baelen et de Membach avec celles d’Eupen et de Kettenis.


A cet endroit, nous ne trouvons pas de balisage mais nous savons que nous devons tourner à droite et prendre la direction du couvent du Garnstock.



Nous passons sur le côté de ce couvent. Ensuite nous prenons à droite vers la grand route Baelen-Eupen que nous allons franchir avec prudence.
La traversée étant faite, je prends en photo le couvent.





En 1909, des religieux allemands et autrichiens s’installent au Garnstock. Ils louent d’abord une maison située vis-à-vis du couvent actuel et y aménagent une chapelle. En 1913, est décidée la construction du couvent actuel et d’une chapelle plus spacieuse. Mais les vicissitudes de la guerre 14-18 font qu’ils sont mobilisés par leurs pays respectifs et ne reviendront plus à Baelen. Les bâtiments resteront inoccupés plusieurs années jusqu’au jour où des Pères Franciscains font l’acquisition du couvent et de ses dépendances. Ils entament une campagne de construction qui s’achève par l’édification de l’église actuelle dont les murs extérieurs sont construits en marbre de Baelen. Les bâtiments appartiennent aujourd’hui à la Fondation Saint-François d’Assise. 


Nous prenons la direction  de  Röreken. Nous passons devant les bornes 182 et continuons jusqu’aux bornes 181. 





A cet endroit, nous prenons à gauche et descendons le chemin des Fraudeurs.
Celui-ci porte
le nom de Chemin des Fraudeurs en mémoire de ces hommes venus d’Eupen qui pratiquaient la fraude au nez et à la barbe des douaniers prussiens chargés de surveiller la frontière. Au risque de leur vie, ils tentaient de la repasser, besaces et sacs remplis de victuailles destinées au marché noir ou, dans certains cas, réservées à la consommation familiale.

Nous arrivons à hauteur  de la borne 180 au bord de la route Membach-Eupen.


Nous traversons cette route et continuons le chemin pour y retrouver une autre borne numérotée 179.


A hauteur de celle-ci nous bifurquons sur la droite et enjambons le ruisseau dit Statgraben. 


 Nous découvrons une légère montée qui aboutit à la croix Jakob Hennen.






Février 1918. Jakob Hennen accompagne une bande de fraudeurs venus d’Eupen qui opèrent sur le territoire baelenois. Les sacs remplis de vivres, ils tentent de repasser la frontière à l’endroit dénommé Loussack à Membach. Surpris par une patrouille allemande, Hennen ne répond pas aux sommations des douaniers qui ouvrent le feu et le blessent mortellement. Aujourd’hui encore s’élève à proximité du lieu du drame, une croix qui rappelle ce fait divers tragique qui a fait grand bruit parmi la population locale. 

Au sommet de cette côte nous tournons à droite et longeons  la ferme du Loussac.


Nous continuons cette direction jusqu’à un carrefour de chemins puis prenons celui à droite qui longe le cimetière de Membach et atteint l’entrée du village.


Nous apercevons au loin l'église Membach mais nous n'y passerons pas.



A l'entrée du village, nous prenons légèrement à droite et passons devant les bâtiments de l’ancienne cour foncière de Cortenbach dont la partie centrale est occupée par la Maison de Repos.







Dénommée de la sorte vers 1600 lorsque la seigneurie de Membach passe à la famille de Cortenbach. L’ensemble du bâtiment subit de nombreuses transformations au cours des siècles. Au XIXème en particulier lorsque les Sœurs Récollectines s’y installent et modifient complètement le bâtiment central (l’actuelle Maison de repos). Transformée elle aussi, la façade de l’aile gauche de quatre travées sur deux niveaux, semble dater du XVIIIe siècle.
Quant à l’aile droite dont le cachet est plus ancien, elle est partagée en deux parties bien distinctes. Il s’agit d’un bâtiment de deux niveaux composés de sept travées. La partie située à gauche comporte trois travées en moellons de grès. Le percement d’une porte a fait disparaître une fenêtre géminée. La partie de droite propose quatre travées en moellons de calcaire. Les seuils et les linteaux des baies de fenêtres sont prolongés, formant des bandeaux continus sur toute la largeur de la façade. Deux piliers carrés délimitent l’entrée de la propriété. L’un présente l’inscription Cortenbach, l’autre Lindenhof.

Nous empruntons quelque peu à droite la rue Stendrich pour virer assez rapidement à gauche la côte qui conduit à la chapelle de Gisberg. 


Construite en 1890, la chapelle du Gisberg est dédiée à Notre-Dame des Sept Douleurs. Encastrée dans le mur extérieur, une pierre commémorative rappelle la restauration de 1998. L’artiste baelenois, Peter Hodiamont, l’a dotée d’un retable en faïence vernissée et de deux vitraux colorés. 

A la chapelle, nous prenons directement à gauche le chemin qui débouche dans le bas du hameau d’ Overoth. 

Nous découvrons au bas d'une prairie, les restes d'un tronc d'arbre. On pourrait croire qu'on y a sculpté un visage.

 
Nous prenons encore à gauche pour entamer la traversée de ce hameau jusqu’à la route nationale Baelen-Eupen.


Le début de la guerre de 14-18 fut dramatique pour Overoth qui paya un très lourd tribut lors de l’invasion allemande : pillage, incendie, massacres … Le 8 août 1914, les fermes Pauquet, Janclaes (Pierre-Joseph) et Meessen-Thissen flambaient.
8 victimes furent massacrées ou fusillées ou brûlées vives.  

Nous traversons la grand route, bifurquons sur la gauche et virons très vite sur le chemin de droite.
A la bifurcation de deux sentiers, nous choisissons celui de gauche dénommé "Au Congo".
Ce sentier va nous emmener au centre de Baelen.
Nous passons devant la Croix du chemin d' Overoth.


Une massive croix de pierre présente un Christ accompagné des dates 1567 et 1608 qui correspondent aux années du pastorat du curé Waleran Cloker. Elle rappellerait cette période durant laquelle le curé de Baelen, acquis au protestantisme, mena une vie privée assez singulière au grand dam de ses paroissiens qui boudèrent son ministère. Au décès de ce curé, sans doute voulurent-ils ériger cette croix en guise d'expiation ? .

Nous retrouvons la route au bout de ce sentier.
Nous continuons tout droit sur la rue des Millepertuis. Nous restons sur la droite puis prenons le sentier sur la gauche le long de l'église.
Nous arrivons Rue de l’église et prenons à gauche pour admirer celle-ci.



Datant de la première moitié du  XVI siècle,  l'église possède l'un des onze clochers tors  recensés en Belgique. Le clocher tourne de 1/8e de tour de droite à gauche. L'origine de la torsion est controversée.

Un clocher tors ou clocher flammé est un clocher dont la flèche est  spiralée,souvent couverte d'ardoise.

Le vaisseau de cette église a été construit en style gothique dans la première moitié du 15e siècle en remplacement d'un édifice médiéval détruit. Il comporte trois nefs de cinq travées avec des contreforts extérieurs à chaque travée.

L'imposant tour carrée édifiée en grands moellons de calcaire, de style roman pourrait dater du 12e siècle mais a été rénovée au 15e siècle puis en 1773 comme indiqué sur une pierre de l'édifice.

Le portail d'entrée datant de 1911 est surmonté d'un arc brisé et d'un oculus à quatre-feuilles. Une tourelle circulaire se dresse contre le côté sud de la tour jusqu'à mi-hauteur et un chevet à pans coupés est adjoint au côté nord.

Il ne nous reste plus qu'à remonter la rue de la Régence jusqu'à notre point de départ.

Nous avons apprécié ce parcours.

Toutes les photos, retrouvez-les ici.

A bientôt pour une nouvelle découverte.